Des Brocolis au Nutella
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22.2.06 13:54


 

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M'dame Gernette Brocolas se fait la malle pour un ailleurs.

Si l'coeur vous en dit, demandez-lui.

 

(au creux de l'étoile)

(sourire)

9.2.06 21:09


août et autant de degrés

et après ? je ne tombe pas amoureuse. ou plutôt. je tombe et je me relève. comme après avoir trop bu. c’est ça. me sentir (v)ivre. de quelqu’un quelque part quelque chose. et que ça passe. un coup de bec en plein cœur. tellement surpris qu’on n’a même pas l’temps de crier. on est déjà reparti. et la plaie n’a jamais existé. […]

j’aime les gens j’aime la vie j’aime l’instant le temps qui passe j’aime le ciel quand il est changeant. […]

j’aimerais te revoir. apprendre à te connaître à t’enlacer à reconnaître un épervier quand je le vois. regarder défiler les secondes les heures le ciel qui ne change pas, pas comme on aimerait sans chercher à retenir. la moindre pensée le moindre souffle entre. nos mots. dans les silences que mon envie n’a pas osé. c’est fragile un baiser. on pourrait bien s’en briser. […]

je ne suis pas imparfaite même si j’ai mes défauts. […]

je ne dis pas je t’aime.

(et autant de degrés)

7.2.06 23:07


ELLE : Fermer les yeux ne rend pas sourd. J’aime trop la vie pour n’en aimer qu’une. Boulimique de l’instant. Des passions qu’on s’arrache à pleine mûre. Un Neverbird en ouragan. C’est ça. Un cri dans la poitrine fleur à épines. Cancer de l’amour qui te ronge et détruit. Mais la prose. Si fragile. Faut tenir la baleine sans ménager. Les fantômes ne pleurent pas. Nous si. Je dérobe je dévore ce qui te rend beau. Avaler pour mieux partir. C’est quand on n’a plus rien à perdre qu’on a tout à donner. Je suis ta seconde. Prends-moi. Je t’offre la beauté la folie l’overdose l’échappée l’embardée l’hérésie la ciguë l’égérie la jouissance l’illumination. Est-ce que tu saisis ? Je t’offre l’instant.

LUI : Alors, tu ne sais pas aimer.

16.1.06 21:13


Personnages

UN PASSIONNE
UN MANNEQUIN DE JEUNE FEMME

Le Passionné contemple avec ferveur le Mannequin, lui sourit, l’enlace, l’étreint, l’embrasse, le caresse, le mord.
Dans sa frénésie amoureuse, il arrache un à un les doigts des mains qu’il embrasse au fur et à mesure.
Il arrache les mains, les avants-bras, les bras, les seins, les cuisses, les jambes, les pieds, les cheveux, le nez, les oreilles, les yeux.
Ensuite, il se roule passionnément au milieu des débris de sa passion éparpillés autour de lui.

Calaferte, Un riche, trois pauvres

15.1.06 22:38


        ce nous tu te souviens ?

Folle ment araignées courent mais dit heureuse ? faudrait donner sans
péremption attendre à en vomir la passion la passion une tornade d’ébats faudrait
crier à même le son des œufs à en découdre dans la gorge qui implose de trop
plein et faux plat on pédale on pédale mais la course remontant le secret des
génomes on

   escaliers de plomb

        à cœur en verre on

dérape on évente on oublie on retient on caresse on étend on la pluie et nos
mains salement dérangée on l’hélice et le foin c’est l’entête faut gober le manège
courroucée comme un lion de Pigale d’Osiris ou d’ailleurs Seth et je

   tu te souviens

         tu te souviens?

Folle ment araignées courent mes dix heures creusent la trappe aux mois le balais
coule fallait donner crier gober follement n’existe pas ce nous tu te souviens
on a tué éparpillé l’atome et le dément l’aride spectateur du cémaphore de nos
virées fallait tirer pour que ça saute et ta tête et l’idée et ta tête et les
dés et

   tes mains

        j’allais oublier

demain

j’avais oublié jamais oublier j’allais

jamais t’oublier j’avais oublié jamais

       oublier d’oublier


15.1.06 22:05


ELLE :
Tu pleures ?



L’AUTRE : J’pleure pas, j’nettoie mes
verres.



ELLE : T’as pas d’lunettes.



L’AUTRE : Dommage, ça les aurait
cachés.



ELLE : Tes larmes ?



L’AUTRE : Mes mots.



ELLE :
Tu dis jamais
rien.



L’AUTRE :
C’est parce
que j’pleure.



ELLE :
Donc tu
pleures.



L’AUTRE : J’pleure pas, j’habille mes
mots.



ELLE :
Tu vas parler ?



L’AUTRE :
Mes larmes en
disent déjà long.



ELLE :
Ah, tu vois.



L’AUTRE :
J’vois rien, j’pleure
trop.



ELLE :
Pourquoi tu l’dis
pas ?



L’AUTRE :
Dire quoi ?



ELLE :
Que j’vais t’manquer.



L’AUTRE :
Tu pleures ?



ELLE :
J’pleure pas,
j’nettoie mes verres.



L’AUTRE :
T’as pas d’lunettes…



ELLE :
Dommage, ça
les aurait cachés.



L’AUTRE :
Tes larmes ?



ELLE :
Nos mots.



L’AUTRE :
On s’dit
jamais rien…



ELLE :
Tu vas m’manquer,
p’tite sœur.







6.1.06 11:18


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